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Il y a quasiment 15 ans, je faisais mon stage de fin de maîtrise. Et le fait de déjeuner encore de temps avec mon maître de stage est un plaisir tout particulier. L'une de ces rencontres, dans la vie, simple, chouette. Nous nous sommes d'ailleurs retrouvés un jour par hasard, mais c'est l'histoire d'un autre billet...

Lors de notre dernier déjeuner, nous échangions sur nos dernières nouvelles professionnelles. De bonnes nouvelles, nous sommes heureux tous les deux.

Et il me dit : "Je me rends compte que professionnellement, dans mon entourage, je suis quasiment le seul à me plaire dans ce que je fais. A aller au travail avec plaisir le matin. C'est moi ou quoi ? C'est le fait que je vois le verre à moitié plein la plupart du temps ?".

Je dirais que oui, et pas seulement. Certains ont la capacité à changer les choses autour d'eux. Et c'est ce qu'il fait, tous les jours, dans son travail. Il amène de nouvelles manières de faire les choses, et surtout des manières de voir les choses différemment. C'est lui qui façonne son environnement de travail, et même son travail lui-même, en quelques sortes.

Cela m'a fait penser à un courant vu ces dernières années de temps en temps sur le net : le 'job crafting'.

Tu n'aimes pas ton job ? Change-le ! (et non "changes-en"...)

La plupart des personnes disposent d'une certaine (souvent beaucoup plus grande qu'elles ne le pensent) marge de manœuvre pour changer leur poste (la manière de faire, les collaborations avec les autres acteurs, etc). D'ailleurs c'est une partie de mon champ d'actions, professionnellement : amener les personnes à voir le champ des possibles dans leur équipe, dans leur organisation. Voir au-delà du cadre existant. Et c'est l'une des nombreuses choses qui me plaisent dans mon job...

Illustration : le verre de quand j'étais petite... Avec le numéro au dessous, qui donne notre âge !