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KISS me

kiss

Je vais encore avoir droit à quelques remarques sur mon titre, mais après "Perfectionne-moi", celui-ci s'imposait, pour rester dans le ton ;)

Pour beaucoup d'entre nous, le principe KISS, Keep It Simple Stupid, nous parle déjà, puisque la simplicité est l'une des valeurs de l'agilité.

Mais ça vaut le coup de la rappeler, car dans certaines situations on a vite fait de l'oublier. Et j'ai envie de préciser que cela n'est pas valable uniquement pour la partie développement. Il faut savoir rester simple dans l'organisation, dans les relations, dans l'expression.

Ainsi, le principe ne s'applique pas qu'aux développeurs, mais aussi aux product owners. Par la façon de procéder à l'expression du besoin, préconisée par les méthodes agiles (dans SCRUM notamment), au travers d'un backlog que l'on priorise, on réussit à ne faire que les fonctionnalités nécessaires aux utilisateurs. Et ainsi, on simplifie le produit. Alors que lorsque l'on doit tout spécifier dès le départ dans une expression de besoin "exhaustive", on a tendance à mettre absolument tout ce à quoi on pense, et de peur d'en oublier on s'efforce de penser à tous les cas de figure imaginables.

Mais c'est aussi dans la rédaction des user stories que le PO doit penser à faire simple. Ce qui ne veut pas dire simpliste. Je cite Einstein : Rendez les choses aussi simple que possible, mais pas plus simple. *. Il faut continuer à expliquer les règles de gestion, les règles de calcul (au travers de tests d'acceptation c'est encore mieux). Mais sans se noyer dans les explications. On pourrait d'ailleurs s'inspirer des développeurs lorsqu'ils se disent qu'une tâche estimée à plus d'une demi-journée de travail doit être redécoupée. On pourrait se dire que la description d'une user story doit tenir X lignes, ou X pages (selon votre projet), et si ce n'est pas le cas, c'est peut-être signe qu'elle peut être découpée en 2 user stories ? D'ailleurs on pourrait dire KISS = Keep It Simple and Small ! Si le coeur vous en dit, essayez !

Je ne peux pas finir sans citer Léonard, Antoine et Steve :

  • La simplicité est la sophistication suprême. Leonard de Vinci
  • La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer. Antoine de Saint-Exupéry
  • La simplicité peut être plus difficile à atteindre que la compexité : il faut travailler dur pour arriver à faire simple. Steve Jobs

* : Cette citation, lors de mon premier projet agile, je l'avais affichée au mur de notre bureau. Souvenirs, souvenirs...

Kiss, Dorothée


Jamais sans ma liste

to-do-list.jpg

J'aime beaucoup observer les petites coïncidences de la vie.

J'avais ce billet au sujet de l'organisation personnelle en préparation, lorsqu'au cours d'un dîner un ami me dit : "Je crois que ma femme est en train de péter un câble. Elle a 10 milliards de choses en tête, tout le temps. A tel point qu'elle en rêve la nuit et ça la réveille !". Je comprends tellement bien cette situation...

Je l'ai vécue il y a un an, lorsque j'avais beaucoup de choses à gérer en même temps. Je me suis mise à faire des listes. J'en ai toujours utilisé au boulot (mes To Do List), et aussi pour les courses, je suppose comme tout le monde. Mais là, c'est devenu nécessaire pour moi, pour lister tout ce que j'avais en tête.

A tel point que j'ai eu droit un jour à une remarque de mon mari genre "Tu exagères avec tes listes, tu en fais pour tout et n'importe quoi !". C'est vrai que j'ai un peu dérapé le jour où j'ai commencé à LUI faire des listes... (j'ai vite arrêté !) :)

Et j'ai gardé cette habitude. Je m'en passerais difficilement, car ça m'aide beaucoup à définir mes priorités, et donc a être plus efficace au quotidien.

Alors quand je me suis rendue compte que quelqu'un en avait fait une méthode d'organisation personnelle, ou plus exactement une méthode de gestion des priorités quotidiennes... J'ai un peu halluciné.

La méthode c'est GTD : Getting Things Done de David Allen. Elle a droit à sa page Wikipedia. Et voici le retour d'expérience de quelqu'un qui s'y est mis : ici.

Il existe même des outils : Remember the milk.

Moi, je préfère rester avec mon bête papier-crayon, et ma méthode de priorisation bien perso. Mais si ça peut aider des gens tout perdus, pourquoi pas ?

Quoiqu'il en soit, ma prochaine liste à tester : la to do less List... Histoire d'être un peu plus "lean" ;)


Perfectionne-moi !

PefectionMe

Le Perfection Game est un outil qui permet de profiter des idées des autres pour améliorer un produit.

Je l'ai découvert au XP day 2009, lors d'un atelier vraiment génial animé par Christophe Thibaut et Raphaël Pierquin. Je continue à l'utiliser régulièrement, par exemple pour améliorer un support de présentation. Pourquoi se priver des idées des autres ?

Comment ça marche ?

Le perfection game commence évidemment par la présentation du produit (n'importe quoi que l'on souhaite perfectionner). Ensuite c'est simple, 3 étapes :

  1. On donne une note de 1 à 10
  2. On dit tout ce qu'on a aimé
  3. On dit tout ce qu'on ferait pour arriver à 10 (et donc ajouter de la valeur).

Il y a quand même quelques "règles du jeu" :

  • La note doit être cohérente avec la valeur que l'on pense pouvoir ajouter :
    • 1 = je peux ajouter presque toute la valeur,
    • 10 = je ne vois pas ce que je pourrais ajouter.
  • Le "perfectionneur" ne fait que des commentaires positifs : ce qu'il a aimé, et ce qu'il ajouterait. Le but n'est pas de dire ce qu'on n'aime pas.
  • Le "perfectionné" est en droit de prendre / ne pas prendre tout ce qu'il veut.



Je présente ce jeu dans mes initiations aux méthodes agiles, en tant qu'outil issu du monde de l'agilité. C'est en fait plus précisément issu des core protocols, de Jim et Michele McCarthy. Il existe même un site dédié : www.perfectiongame.org

Et le perfection game peut même être utilisé en dehors du boulot : Improve your sex life using the perfection game... :)


Des jeux pour l'Agile Tour Nantes 2011

Le 1er juin dernier, nous étions une petite vingtaine de personnes à s'être réunies pour... jouer.

Le but était de tester des petits jeux qui permettent de découvrir certains aspects des méthodes agiles, et qui seront proposés lors de l'Agile Tour 2011 à Nantes.

Je ne veux pas les détailler ici, car ce qui est intéressant c'est de jouer, et de se laisser surprendre (ou pas) par le résultat et les conclusions !

Juste deux mots sur le jeu que je proposerai peut-être (le programme n'est pas encore arrêté) : "Changement de paradigme". Le but est de prendre conscience que l'on a tous une façon de voir les choses différente, conditionnée par nos expériences passées, notre culture, etc. Et prendre conscience de cela peut nous aider à mieux comprendre les autres. Ce qui facilite bien des choses dans un contexte projet ! La communication est l'une des valeurs fondamentales de l'agilité...

Je vous conseille simplement d'aller découvrir tous ces jeux par vous-même lors de l'Agile Tour Nantes, le 13 octobre prochain.

Rendez-vous là-bas !

P.S. : Merci à Agile Nantes pour l'organisation de ses sessions mensuelles autour de l'agilité.


Priority poker

Je suis une lectrice régulière du blog de Claude Aubry, 'Scrum, Agilité ... et Rock'n roll'

C'est ainsi que j'ai découvert le 'Priority poker'.

La priorisation des besoins est toujours difficile, et cela d'autant plus pour les "nouveaux" PO. Dans les ateliers de priorisation que j'organise, il m'arrive régulièrement de faire différentes propositions aux participants, avec les scénarios (planification de livraison des fonctionnalités) qui s'ensuivent. Cela a pour effet de leur faire prendre conscience de l'importance de cette tâche, et cela lance les échanges entre les intervenants.

Mais je me demande toujours dans quelle mesure mes propositions orientent les choix des clients.

Le priority poker est une manière de faire prioriser autrement.

J'ai donc prévu de le mettre en pratique à la prochaine occasion. Et bien sûr d'en tirer mes conclusions ici !

Pour lire le billet de Claude Aubry, c'est ici.